La chirurgie viscérale est la discipline chirurgicale qui s’applique aux pathologies digestives de l’abdomen. On parle parfois de chirurgie digestive.
Le chirurgien spécialiste de cette discipline est le « chirurgien viscéral », parfois appelé aussi « chirurgien digestif ».

Les principaux domaines concernés par la chirurgie viscérale sont :

  • les maladies de la partie basse de l’œsophage (reflux, hernie...) ;
     
  • les maladies de l’estomac : ulcère, tumeur ;
     
  • la chirurgie de l’obésité (anneau, by-pass, sleeve gastrectomie) également appelée chirurgie bariatrique ; 
     
  • les tumeurs intestinales ou rectales : ablation de polypes, résection de portions de l’intestin, création de poches de colostomie… ;
     
  • les pathologies du rectum : tumeur, fistule, abcès… ;
     
  • les calculs de la vésicule biliaire ;
     
  • l’appendicite ;
     
  • les hernies ;
     
  • les hémorroïdes.

Quand procède-t-on à l’opération de vésicule biliaire en ouvrant le ventre ?

L’indication de l’ablation de la vésicule biliaire par voie « ouverte » est désormais rare.

Le chirurgien peut proposer ce type d’intervention si vous tolérez mal l’introduction de gaz dans l’abdomen, que nécessite l’opération par cœlioscopie (petits trous). Ou lorsqu’il existe un doute sur un cancer de la vésicule biliaire.

Parfois, en cas de difficultés opératoires en cœlioscopie (adhérences liées à une intervention précédente dans la même région, saignements, vésicule infectée…), il est nécessaire d’ouvrir le ventre.

Que va-t-il se passer avant l’opération ?

Le bilan repose sur des examens sanguins et l’échographie de la vésicule biliaire. Vous serez vu par l’anesthésiste avant d’être opéré.

Vous entrerez la veille de l’opération et devrez rester à jeun.

En quoi consiste l’ablation de la vésicule biliaire ?

L’opération s’effectue sous anesthésie générale et dure en général 1 heure 30. Le chirurgien pratique une incision sous le rebord des côtes droites ou, plus rarement, au milieu du ventre. Il vérifie l’état des organes sous-jacents, puis enlève la vésicule biliaire.

Un drain (petit tuyau) peut être mis en place pour 24 à 48 heures afin de faciliter l’évacuation des liquides de la plaie opératoire.

Que se passe-t-il après l’opération ?

Vous serez surveillé en salle de réveil pendant au minimum 2 heures. La reprise de l’alimentation débutera par les boissons (le lendemain, en général), puis les aliments solides. La durée d’hospitalisation est, en règle, de 5 jours. Les suites sont habituellement simples. Une diarrhée peut se produire transitoirement. Mais, il n’y a pas de régime alimentaire particulier à suivre.

Et le retour à la maison ?

Une fois revenu(e) à la maison, vous devez consulter rapidement si vous constatez la présence de douleurs ou de fièvre qui pourraient être le signe de complications.

L’arrêt de travail est, en général, de 3 semaines. Il est conseillé d’éviter les efforts importants pendant 1 mois.

Votre chirurgien vous reverra 1 mois après l’intervention.

Ablation de la vésicule biliaire par cœlioscopie

Opération courante, l’ablation de la vésicule se fait dans plus de 9 cas sur 10 par cœlioscopie, c’est-à-dire par des petits trous. La reprise des activités est rapide.

Pourquoi m’opère-t-on de la vésicule biliaire?

Petit sac situé sous le foie, la vésicule biliaire est un réservoir de bile. Or, celle-ci forme souvent des calculs.

L’ablation de la vésicule biliaire (appelée cholécystectomie) est uniquement proposée lorsque ces calculs engendrent des symptômes : douleurs, jaunisse (ictère) ou des complications comme une infection… Les autres indications de la cholécystectomie (polype…) sont rares.

Que va-t-il se passer avant l’opération ?

Une prise de sang va être réalisée et, surtout, une échographie pour confirmer la présence de calculs. L’indication opératoire sera confirmée par le chirurgien. Puis, vous verrez l’anesthésiste.

Vous entrerez la veille, ou le jour de l’opération, et vous devrez rester à jeun.

En quoi consiste l’opération de la vésicule biliaire ?

L’opération s’effectue sous anesthésie générale et dure de 30 à 90 minutes.

Le plus souvent, 3 à 4 petites incisions de 5 à 10 mm sont pratiquées dans la peau du ventre, (plus rarement une seule incision , au niveau du nombril).

Le chirurgien gonfle l’abdomen avec un gaz. Puis, il introduit les instruments et la caméra par les petits trous. Il repère la vésicule biliaire sur un écran, la sectionne et l’extrait par l’un des orifices.

Arrive-t-il que le chirurgien doive tout de même ouvrir le ventre ?

Oui, cela arrive en cas de difficultés, par exemple lorsque les tissus à l’intérieur du ventre sont collés entre eux. Ou lorsque surviennent des complications. Mais, c’est rare.

Que va-t-il se passer juste après l’opération ?

Vous serez surveillé en salle de réveil. On vous donnera des médicaments antalgiques (antidouleur), car de petites douleurs peuvent apparaître au niveau des incisions ou dans les épaules (ce qui est dû à l’insufflation de gaz).

Vous vous lèverez le soir même. La reprise de l’alimentation (boissons, puis aliments solides) se fait le soir ou le lendemain de l’opération. Une diarrhée peut se produire transitoirement.

Et le retour à la maison ?

La sortie est programmée parfois pour le jour même ou, le plus souvent, pour le lendemain.

Il n’y a pas de soins à faire à domicile. Les fils sont le plus souvent résorbables (ils vont disparaître tout seuls). Les douches sont autorisées dès le lendemain. Il n’y a pas de régime alimentaire à suivre. Vous pourrez reprendre rapidement une activité légère, puis le sport après un mois.

Il faut consulter rapidement si vous constatez la présence de douleurs, d’une fièvre, qui pourraient être le signe de complications.

L’arrêt de travail est de 10 jours à 3 semaines.

Le chirurgien vous reverra en général 1 mois après l’opération.

Appendicectomie

Comment se passe l’opération de l’appendicite

 

L’opération de l’appendicite, appelée appendicectomie, consiste à enlever l’appendice. Elle reste le traitement de référence de l’appendicite aiguë. Elle se pratique le plus souvent par cœlioscopie (par de petits trous).

Pourquoi pratique-t-on une appendicectomie ?

L’appendicite est une inflammation aiguë de l’appendice, petit segment de l’intestin fixé sur la partie débutante du côlon droit. Pour éviter des complications – formation d’abcès, rupture de l’appendice dans le péritoine (péritonite) –, il est en général nécessaire d’enlever l’appendice par chirurgie.

Quelles sont les conditions pour pratiquer une appendicectomie ?

Le diagnostic d’appendicite repose sur l’examen clinique, une prise de sang, et doit être confirmé par une échographie ou un scanner.

Comment se passe une appendicectomie ?

Vous serez perfusé, puis placé à jeun.

L’opération, dont la durée est de 15 à 90 minutes, sera pratiquée :

• soit par cœlioscopie (par de petits trous) : le chirurgien fait pénétrer du gaz à l’intérieur de la cavité abdominale pour mieux visualiser les organes. Puis, il introduit des instruments par trois petites ouvertures pratiquées dans la peau et suit ses gestes sur écran grâce à l’insertion d’une caméra. Il arrive parfois que le chirurgien doive malgré tout ouvrir le ventre au cours de l’intervention. Cependant, cela est rare. Mais peut se produire lorsque l’appendice est situé dans un endroit inhabituel ou que survient une complication ;

• soit classiquement en réalisant une incision de 2 à 3 cm sur le côté droit de l’abdomen.

Quelles sont les différences entre chirurgie classique et opération par cœlioscopie ?

• L’opération par cœlioscopie s’accompagne d’une reprise d’activité plus rapide.

• Par voie classique, la cicatrice est de quelques centimètres. On observe un peu plus d’infections locales après ouverture de l’abdomen.

Que se passera-t-il après l’intervention ?

• La plupart des malades se lèvent le soir même de l’opération et beaucoup reprennent rapidement une alimentation normale. Les fils sont, le plus souvent, résorbables et aucun soin n’est à réaliser à la sortie. Une douche est possible dès le lendemain.

• Vous pourrez ressentir quelques douleurs, qui peuvent exiger un traitement.

• La durée d’hospitalisation est en moyenne de 48 heures, mais peut aller jusqu’à 5 jours en cas d’abcès, de péritonite. On effectue parfois l’opération avec une hospitalisation d’une journée dans des cas simples.

Et à la maison ?

Pendant la convalescence, signalez toutes les anomalies à votre chirurgien : réapparition de la douleur, vomissements, cicatrice douloureuse ou rouge…

L’arrêt de travail va de 7 à 28 jours suivant votre métier (sédentaire, physique…) et l’existence ou non de complications.

Il faut attendre un mois avant de reprendre des activités sportives.

Il n’y a pas de régime alimentaire à suivre après une appendicectomie.

Appendicectomie

Comment se passe l’opération de l’appendicite

 

L’opération de l’appendicite, appelée appendicectomie, consiste à enlever l’appendice. Elle reste le traitement de référence de l’appendicite aiguë. Elle se pratique le plus souvent par cœlioscopie (par de petits trous).

Pourquoi pratique-t-on une appendicectomie ?

L’appendicite est une inflammation aiguë de l’appendice, petit segment de l’intestin fixé sur la partie débutante du côlon droit. Pour éviter des complications – formation d’abcès, rupture de l’appendice dans le péritoine (péritonite) –, il est en général nécessaire d’enlever l’appendice par chirurgie.

Quelles sont les conditions pour pratiquer une appendicectomie ?

Le diagnostic d’appendicite repose sur l’examen clinique, une prise de sang, et doit être confirmé par une échographie ou un scanner.

Comment se passe une appendicectomie ?

Vous serez perfusé, puis placé à jeun.

L’opération, dont la durée est de 15 à 90 minutes, sera pratiquée :

• soit par cœlioscopie (par de petits trous) : le chirurgien fait pénétrer du gaz à l’intérieur de la cavité abdominale pour mieux visualiser les organes. Puis, il introduit des instruments par trois petites ouvertures pratiquées dans la peau et suit ses gestes sur écran grâce à l’insertion d’une caméra. Il arrive parfois que le chirurgien doive malgré tout ouvrir le ventre au cours de l’intervention. Cependant, cela est rare. Mais peut se produire lorsque l’appendice est situé dans un endroit inhabituel ou que survient une complication ;

• soit classiquement en réalisant une incision de 2 à 3 cm sur le côté droit de l’abdomen.

Quelles sont les différences entre chirurgie classique et opération par cœlioscopie ?

• L’opération par cœlioscopie s’accompagne d’une reprise d’activité plus rapide.

• Par voie classique, la cicatrice est de quelques centimètres. On observe un peu plus d’infections locales après ouverture de l’abdomen.

Que se passera-t-il après l’intervention ?

• La plupart des malades se lèvent le soir même de l’opération et beaucoup reprennent rapidement une alimentation normale. Les fils sont, le plus souvent, résorbables et aucun soin n’est à réaliser à la sortie. Une douche est possible dès le lendemain.

• Vous pourrez ressentir quelques douleurs, qui peuvent exiger un traitement.

• La durée d’hospitalisation est en moyenne de 48 heures, mais peut aller jusqu’à 5 jours en cas d’abcès, de péritonite. On effectue parfois l’opération avec une hospitalisation d’une journée dans des cas simples.

Et à la maison ?

Pendant la convalescence, signalez toutes les anomalies à votre chirurgien : réapparition de la douleur, vomissements, cicatrice douloureuse ou rouge…

L’arrêt de travail va de 7 à 28 jours suivant votre métier (sédentaire, physique…) et l’existence ou non de complications.

Il faut attendre un mois avant de reprendre des activités sportives.

Il n’y a pas de régime alimentaire à suivre après une appendicectomie.

Une hernie dans l’aine, c’est quoi ?

La paroi de l’abdomen est constituée de plusieurs couches, de la profondeur vers la superficie : le péritoine qui enveloppe les différents organes, les muscles plus en avant, responsables de la solidité de la paroi, puis la graisse et, enfin, la peau.

À certains endroits de la paroi, là où les muscles sont plus fins, là où cheminent les vaisseaux, il existe des zones de faiblesse, trois principalement. Le péritoine peut à ces endroits faire hernie, c’est-à-dire passer entre les fibres musculaires et entraîner avec lui un petit bout d’intestin. C’est le cas des hernies de l’aine, appelées « hernies inguinales ». Ces hernies sortent en général par le canal qui, chez l’homme, constitue le passage vers le bas-ventre du cordon spermatique qui vient du testicule.

Pourquoi vous ?

Ce peut être un défaut congénital de la paroi, mais, le plus souvent, c’est l’affaiblissement de cette paroi avec l’âge, les efforts de toux, les efforts pour uriner, la position debout prolongée, qui facilitent la survenue d’une hernie.

Le phénomène n’est pas rare puisqu’il touche un homme sur dix. En raison de leur anatomie « particulière », les femmes ne font qu’exceptionnellement une hernie de l’aine.

Comment se présente une hernie dans l’aine ?

Le volume de la hernie augmente en position assise ou debout. À l’opposé, la hernie s’efface en position allongée, au moins quand elle est encore réductible. Réductible veut dire que, sous la pression de la main, elle peut rentrer à sa place, dans l’abdomen.

Quand se faire opérer de l’aine ?

Mieux vaut programmer l’opération de la hernie « à froid » lorsqu’elle est réductible.

Lorsque la hernie est irréductible, on dit qu’elle est « étranglée » ; le bout d’intestin est donc coincé à l’extérieur.

La douleur en cas d’étranglement apparaît alors brutalement, elle est très intense et l’intervention doit se faire en urgence, la hernie créant un obstacle au transit digestif (une occlusion intestinale).

Il ne faut pas en arriver au stade de l’étranglement herniaire. C’est la raison pour laquelle l’opération doit être envisagée dès que, sans être douloureuse, la hernie devient plus gênante.

Les bandages ne sont qu’une solution d’attente.

Quelle technique pour opérer une hernie ?

Pour opérer la quasi-totalité des hernies de l’aine (appelées hernies inguinales), les chirurgiens ont choisi une technique dite « technique de Lichtenstein ».

Avec ces progrès techniques, l’intervention est plus efficace (la hernie ne récidive pratiquement pas) et les suites opératoires plus faciles.

Hernie dans l’aine, quelle anesthésie ?

Cette intervention est réalisée, selon la préférence du patient, soit sous anesthésie locale (entre l’ombilic et le pubis), en ambulatoire (le patient revient à son domicile le soir même), soit sous anesthésie générale.

En tout cas, on n’utilise pas d’anesthésie péridurale car elle impose la position allongée au décours de l’opération, ce qui irait à l’encontre du principe d’un lever précoce, dès l’après-midi du jour de l’intervention.

Que fait le chirurgien durant l’opération d’une hernie ?

Avec cette technique, il s’agit de rentrer le « sac » de la hernie à travers l’orifice par lequel il est passé et de renforcer la paroi au niveau de cette zone de faiblesse.

Pour cela, une prothèse souple – un filet – est découpée sur mesure, introduite au moyen d’une courte incision.

Cette « pièce » en forme de U ferme l’orifice de la hernie sans tension et n’empêche pas le passage du cordon spermatique (du testicule vers la cavité abdominale).

Ce matériel, du polypropylène, ne se résorbe pas (il reste en place pour toujours) et s’intègre très rapidement dans son environnement.

Quelles sont les suites ?

Dès l’après-midi du jour de l’intervention, on vous demandera de vous lever.

Les douleurs postopératoires (qui cèdent avec des antalgiques) ne se voient pratiquement plus parce que les sutures ne se font plus en tension.

Une ecchymose (hématome), une inflammation locale, fréquentes, disparaissent en quelques jours.

Le retour à une vie normale est aussitôt programmé. La reprise de la vie professionnelle dépend d’un certain nombre de facteurs, le poste de travail surtout, l’état de la paroi, etc.

Avec cette technique de Lichtenstein, le risque de récidive est diminué (moins de 5 % des cas).

Y a-t-il une autre technique ?

La chirurgie mini-invasive (par cœlioscopie), que l’on pratique beaucoup moins souvent, est plutôt réservée aux hernies bilatérales ou qui récidivent.

 

La chirurgie plastique

La chirurgie plastique regroupe la totalité des interventions qui modifient, réparent ou embellissent la peau et les tissus mous non viscéraux, ainsi que le squelette cranio-facial.

 

La chirurgie reconstructrice

 

La chirurgie reconstructrice va réparer un défaut (ex. : malformations congénitales, séquelles de brûlures, de traumatismes ou encore de chirurgie lourde après un cancer) pour obtenir le résultat le plus « normal » possible, fonctionnellement et morphologiquement.

 La chirurgie thoracique est une spécialité chirurgicale appliquée aux pathologies du thorax. Le spécialiste est appelé chirurgien thoracique.

Cette spécialité concerne la cage thoracique et tout ce qu’il y a dans le thorax sauf… le cœur qui fait l’objet d’une spécialité à part, la chirurgie cardiaque.
La chirurgie thoracique s’applique donc :

  • à la cage thoracique : côtes et sternum ;
  • aux enveloppes des poumons : les plèvres ;
  • aux poumons et aux bronches ;

à tout ce qui est situé au milieu du thorax, entre les deux poumons, dans un espace appelé  « médiastin », qui comporte outre le cœur (domaine de la chirurgie cardiaque) ;

  • la trachée qui se divise en deux bronches souches ;
  • des vaisseaux : une très grosse artère qui part du cœur (l’aorte), de très grosses veines qui arrivent au cœur (veines caves supérieure et inférieure), les artères et les veines pulmonaires ;
  • des ganglions ;
  • l’œsophage qui descend vers l’estomac.

Le chirurgien thoracique peut intervenir :

  • soit en ouvrant le thorax : par exemple pour enlever un  lobe du poumon (lobectomie)
  • soit en introduisant ses instruments et une caméra par de petites incisions : pleuroscopie, thoracoscopie, médiastinocopie.

Dans des centres spécialisés, la chirurgie thoracique s’applique aussi aux greffes des poumons.