·        Neurochirurgie

·        La neurochirurgie est une spécialité chirurgicale qui concerne les pathologies du système nerveux central.

·        Le spécialiste de la neurochirurgie est le neurochirurgien.

·        Le système nerveux central concerne : 

·        – le cerveau et les nerfs crâniens (les nerfs crâniens sont des nerfs qui naissent directement du cerveau et qui sortent du crâne par de petits orifices à la base du crâne ou dans les orbites : nerf optique, nerfs oculomoteurs, nerf olfactif, nerf auditif, nerf facial...) ;

·        – la moelle épinière et ses racines nerveuses ; 

·        – leurs enveloppes : méninges, crâne et colonne vertébrale.

·        Les principales pathologies concernées par la neurochirurgie sont :

·        – au niveau du cerveau : tumeurs, malformations vasculaires ;

·        – au niveau des nerfs crâniens : tumeurs, traumatismes ;

·        – au niveau des méninges : tumeurs, brèche ;

·        – au niveau de la colonne vertébrale : scoliose, hernie discale, compression des racines nerveuses...

 

Accident vasculaire cérébral (AVC) : signes et traitement

Comment se manifeste un accident vasculaire cérébral (AVC)

 

En France, l’AVC est un événement de santé grave puisqu’il constitue la troisième cause de décès. Il se manifeste par des signes très caractéristiques permettant d’agir au plus vite afin de limiter au maximum les séquelles.

L’AVC, qu’est-ce que c’est ?

Dans 80 % des cas, un accident vasculaire cérébral (AVC) est lié à l’interruption brutale de la circulation sanguine d’une partie du cerveau, du fait de l’apparition d’un caillot qui obstrue une artère qui irrigue le cerveau. Cet AVC est appelé AVC ischémique.
Dans 20 % des cas, il s’agit d’une hémorragie à l’intérieur du cerveau, liée à la rupture d’un vaisseau (anévrysme, poussée de tension...). Cet AVC est appelé AVC hémorragique.
Dans les deux cas, cela constitue une urgence neurologique qui doit être prise en charge dans les plus brefs délais (appelez le 15 ou faites le 112 sur un téléphone portable).

Quelles sont les personnes à risque de faire un AVC ?

Dans les AVC liés à un caillot

Le facteur de risque principal est l’athérosclérose (artères rétrécies par des plaques d’athérome) : le caillot formé sur un rétrécissement artériel se détache et monte dans une artère du cerveau.

L’athérosclérose est favorisée par : un excès de cholestérol, le tabagisme, le diabète, une hypertension artérielle mal équilibrée, le surpoids. Le fait d’avoir dans sa famille proche des personnes qui ont déjà fait un accident vasculaire majore aussi le risque.

Un trouble du rythme cardiaque comme la fibrillation auriculaire favorise la formation de caillots qui peuvent se bloquer au niveau d’un rétrécissement dans une artère du cerveau.

Pour les AVC liés à une hémorragie

L’hypertension artérielle est la cause principale ainsi que la consommation régulière ou épisodique, mais massive, d’alcool. La prise d’anticoagulants (médicaments pour fluidifier le sang) peut aussi favoriser ce type d’AVC.

Quels sont les symptômes qui doivent alerter des premiers signes d’un AVC ?

Il faut savoir reconnaître les premiers signes d’un AVC, car un diagnostic précoce et une prise en charge rapide permettent de réduire la mortalité de 30 % et limitent la gravité des lésions.
Toute manifestation neurologique (paralysie, engourdissement d’un membre, perte brutale de la parole ou de la vue, mal de tête brutal...), même si elle est transitoire, doit conduire à consulter en urgence pour la réalisation d’un scanner et d’une IRM cérébrale.
Lors de l’appel aux urgences (le 15 ou le 112), il faut allonger le patient avec un oreiller sous la tête, noter l’heure de survenue des premiers symptômes, décrire les symptômes, ne pas le faire boire ni manger, ne pas lui faire prendre de médicaments et regrouper, si possible, les ordonnances et les résultats de prises de sang récentes. Enfin, il faut donner votre nom et celui du patient, vos numéros de téléphone, l’adresse exacte où vous vous trouvez avec le code d’entrée si nécessaire, l’étage le cas échéant. Le malade sera hospitalisé où le bilan d’urgence permettra de confirmer le diagnostic (AVC lié à un caillot ou à une hémorragie), d’évaluer l’importance des lésions et de donner les premiers traitements.

Quels traitements à l’hôpital lors d’un AVC et après l’AVC ?

S’il s’agit d’un AVC lié à un caillot, un traitement sera réalisé d’urgence pour dissoudre le plus rapidement possible le caillot. Plus ce traitement est mis en place rapidement (dans les premières heures), moins les séquelles de l’AVC seront importantes.
Par la suite, le traitement visera à empêcher les récidives.

Et après un AVC ?

Après un AVIC, une rééducation est mise en place le plus rapidement possible pour réduire les séquelles et gagner en autonomie. Elle débute à l’hôpital et se poursuivra à domicile ou dans un centre spécialisé. Enfin il faudra contrôler au mieux les facteurs de risque pour réduire la survenue de récidives et prendre en charge les séquelles éventuelles (orthophonie, kinésithérapie, rééducation...).

Arthrodèse vertébrale

Je vais avoir une arthrodèse vertébrale

L’arthrodèse consiste à « souder » entre elles plusieurs vertèbres, grâce à du matériel métallique (vis, plaques, tiges), de façon à ce qu’elles ne puissent plus bouger les unes par rapport aux autres.

 Qu’est-ce que l’arthrodèse vertébrale ?

Une vertèbre possède un corps vertébral qui s’articule par un disque intervertébral avec la vertèbre au-dessus d’elle. En arrière de ce corps vertébral, se situent deux autres petites articulations dites « articulations postérieures » ou « articulations facettaires ».

L’arthrodèse vertébrale consiste à réaliser une fusion entre deux vertèbres. Elle peut être réalisée au niveau des corps vertébraux et de celui des articulations postérieures.

Pourquoi faire une arthrodèse vertébrale ?

L’indication la plus fréquente est un glissement entre deux vertèbres (ce glissement s’appelle « spondylolisthésis ») en raison d’une instabilité entre elles. Ce glissement peut faire courir le risque d’une atteinte de la moelle épinière et/ou des nerfs émergents de la colonne vertébrale.

Une autre indication est celle d’une atteinte du disque intervertébral qui ne permet plus l’articulation harmonieuse entre les deux vertèbres. Cette atteinte peut être source de pincement des nerfs de la colonne vertébrale (nerfs rachidiens) et de douleurs.

Enfin, l’arthrodèse peut parfois être nécessaire après une opération antérieure insuffisante sur la colonne vertébrale.

Comment se passe l’intervention ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et nécessite donc une consultation préalable d’anesthésie pour connaître les médicaments pris (anticoagulants, en particulier) et les allergies potentielles. Elle consiste à mettre en place, presque systématiquement, un matériel métallique (ostéosynthèse) au niveau des apophyses vertébrales et/ou des corps vertébraux. Ce matériel comporte des vis, des plaques ou des tiges métalliques.

De plus en plus, ce matériel de fixation permet de se passer d’un corset de plâtre. Toutefois, il n’empêche pas, dans certaines situations, de recourir à un maintien complémentaire par un corset en plastique thermoformé. La fusion peut commencer dès lors que les vertèbres sont immobilisées par le matériel métallique. Cependant, elle est plus rapide et de meilleure qualité si une greffe osseuse est réalisée en même temps, avec un greffon osseux prélevé sur le patient lui-même (souvent au niveau du bassin).

Et après l’opération ?

Une surveillance par des anesthésistes est nécessaire pendant quelques jours, en particulier pour calmer les douleurs qui peuvent être importantes (dérivés de morphine ou pompe à morphine). Un drain est inséré dans la région opérée, pour évacuer un éventuel hématome (collection de sang). Le plus souvent, il est retiré au bout du troisième ou quatrième jour, en fonction de la quantité de sang et de liquides retirée. Les ballonnements et la constipation fréquents, en lien avec l’anesthésie, seront corrigés par une modification du régime et des médicaments.

Dans les 24 premières heures, il est parfois impossible d’uriner, et une sonde urinaire provisoire sera alors posée. Enfin, le premier lever aura lieu le lendemain de l’intervention, avec l’aide de kinésithérapeutes. Il faut signaler toute sensation de paralysie ou de perte de sensibilité de la région fessière, anale ou des organes génitaux.

Que se passe-t-il après l’hospitalisation ?

L’hospitalisation dure moins d’une semaine, sauf complications. Au retour à la maison, il faut privilégier une position assise haute (bord du lit, chaise haute ou tabouret de bar), afin de diminuer les douleurs postopératoires et les contraintes sur la colonne opérée.

Un corset lombaire sur mesure, dont la durée du port est variable, sera le plus souvent prescrit pour permettre une immobilisation postopératoire de la colonne vertébrale. Parfois, le chirurgien propose une rééducation précoce. La meilleure rééducation reste la marche à pied. Les voyages en voiture sont déconseillés pendant quatre semaines.

La reprise du travail est à prévoir à partir du 4e ou 5e mois. En cas d’impossibilité de reprendre son activité (travailleur de force), un reclassement professionnel peut être envisagé avec votre médecin du travail.

Quels sont les risques engendrés par l’arthrodèse vertébrale?

Ils sont les mêmes que pour toute intervention chirurgicale : risques liés à l’anesthésie, survenue d’une phlébite d’un membre inférieur compliquée d’une embolie pulmonaire due à l’immobilisation… Le risque de paralysie est rarissime.

Rééducation et réadaptation post-AVC

Quelle rééducation neurologique après un AVC ?

 

Les objectifs de la réadaptation neurologique après un accident vasculaire cérébral (AVC) sont de permettre à un patient de récupérer le plus de capacités motrices possible ou de développer des stratégies de compensation. Grâce à elle, le patient doit retrouver le maximum d’activités physiques et sociales et un mode de vie plus autonome.

Quels sont les objectifs de la réadaptation neurologique après un AVC ?

Elle porte :

  • d’une part, sur la prévention des complications (encombrement pulmonaire, phlébite, rétractions musculo-tendineuses, escarres...) ;
  • d’autre part, sur la récupération de la station debout et de l’équilibre, de la motricité (marche, capacité à prendre un objet...).

Cette rééducation, réalisée par un professionnel (kinésithérapeute, ergothérapeute, infirmier...), doit intervenir le plus rapidement possible après l’AVC (phase aiguë avant le 14e jour), mais aussi à distance de cet épisode, dans un centre spécialisé ou à domicile.

En quoi consiste la rééducation post-AVC ?

Sensibilité

La rééducation porte, d’une part, sur la sensibilité de la peau et, d’autre part, sur la perception de la position du corps et des membres dans l’espace (perception proprioceptive).
Cette rééducation de la sensibilité peut débuter à la phase aiguë par des exercices de mobilisation des membres et du corps, de stimulation sensorielle de la peau par des massages réalisés par un kinésithérapeute.

Motricité

Une rééducation de la main par un rééducateur a pour but de réapprendre à saisir les objets et à les utiliser. Des exercices physiques réguliers peuvent améliorer la condition physique (en particulier, au niveau cardio-vasculaire) et l’endurance.
Un programme de renforcement musculaire permet d’améliorer la force musculaire et ses performances.

Gestes de la vie quotidienne

L’ergothérapeute va réapprendre au patient à effectuer des gestes de la vie quotidienne : se laver, se coucher, s’habiller, porter un verre à sa bouche, se brosser les dents…).

Parole

L’orthophonie doit permettre de récupérer une meilleure élocution. Il intervient aussi s’il existe des troubles de la perception dans l’espace.

Quels sont les outils utilisés pour la réadaptation suite à un AVC ?

Les outils utilisés dans le cadre d’une rééducation post-AVC sont le biofeedback qui permet au patient de s’autoévaluer et de constater ses progrès (mobilisation des muscles de la jambe, par exemple, pour préparer à la marche) et l’électrothérapie pour stimuler les muscles au moyen d’électrodes de manière progressive. Mais, c’est la conjonction de ces méthodes qui va permettre, dans le temps, de récupérer le maximum de fonctions possibles, en particulier la marche pour plus d’autonomie.
Ultérieurement, l’entraînement sur un tapis roulant contribuera à cette récupération. Des techniques d’imagerie mentale, qui consistent à évoquer et à répéter mentalement un mouvement pour le réaliser ensuite, sont aussi parfois utilisées.
Enfin, la réalité virtuelle (outil informatique) est prometteuse pour cette rééducation car, dans un environnement simulé, le sujet peut interagir par différents moyens : toucher, vision, mouvements.

Vertébroplastie

Je vais avoir une vertébroplastie

La vertébroplastie est une technique interventionnelle qui consiste à injecter dans une vertèbre une résine qui se transforme en ciment, pour la consolider.

Pourquoi faire une vertébroplastie ?

La vertébroplastie est surtout indiquée en cas de fracture vertébrale, quand la douleur ne peut pas être soulagée par les traitements médicamenteux habituels. Parfois, elle est également utilisée dans le cadre d’une tumeur ou d’une métastase vertébrale, d’une tumeur vasculaire (angiome) ou d’une fracture vertébrale (tassement) liée à l’ostéoporose (qui nécessite par ailleurs d’être traitée).

Comment se déroule l’intervention ?

Une brève hospitalisation est nécessaire pour le traitement lui-même, mais aussi pour attendre la consolidation de la résine. Habituellement, le patient est placé sur le ventre et ne doit pas bouger durant l’intervention. Une anesthésie locale profonde est réalisée avant le traitement et, si plusieurs localisations doivent être traitées, une anesthésie générale sera pratiquée. La peau est désinfectée. Ensuite, l’aiguille est introduite dans la vertèbre pour y injecter la résine et la remplir sous contrôle radioscopique. Parfois, un ballonnet est inséré au sein de la vertèbre et gonflé pour créer une petite cavité (et/ou réduire la déformation due au tassement) dans laquelle sera injectée la résine ou du ciment osseux biologique (vertébroplastie par ballonnet). Cette résine ou ce ciment durcissent rapidement (en 8 à 10 minutes), mais il faudra attendre 12 heures avant que la consolidation soit complète, et que le patient puisse se remettre debout et charger la zone traitée.

Et après l’intervention ?

Dans la plupart des cas (98 %), la douleur liée à la fracture s’estompe dans les jours suivants. Parfois, il apparaît des douleurs au niveau de l’endroit opéré : elles seront contrôlées par des traitements contre la douleur (antalgiques). Puis, une surveillance comprenant des radiographies est nécessaire pour s’assurer de la bonne évolution de la vertèbre traitée et de l’absence d’éventuelles complications.

Quelles sont les complications éventuelles ?

Elles sont rares. Une infection ou l’apparition d’un hématome sur le site de l’intervention sont possibles. L’infection sera traitée par antibiotiques et l’hématome va, le plus souvent, se résorber.

 

Il arrive qu’une fuite du ciment hors de l’os, par de petites fissures, se produise (dans 1 à 5 % des cas) et cause des problèmes lorsqu’elle se situe au voisinage de structures nerveuses (moelle épinière, nerfs rachidiens). En cas d’écoulement massif, il peut être nécessaire de recourir à une injection de produit anesthésique ou à une intervention chirurgicale pour éviter une compression nerveuse. Enfin, il existe un risque de nouvelle fracture de la vertèbre traitée ou de fracture des vertèbres proches de la vertèbre traitée.

Arthrodèse vertébrale

Je vais avoir une arthrodèse vertébrale

L’arthrodèse consiste à « souder » entre elles plusieurs vertèbres, grâce à du matériel métallique (vis, plaques, tiges), de façon à ce qu’elles ne puissent plus bouger les unes par rapport aux autres.

 Qu’est-ce que l’arthrodèse vertébrale ?

Une vertèbre possède un corps vertébral qui s’articule par un disque intervertébral avec la vertèbre au-dessus d’elle. En arrière de ce corps vertébral, se situent deux autres petites articulations dites « articulations postérieures » ou « articulations facettaires ».

L’arthrodèse vertébrale consiste à réaliser une fusion entre deux vertèbres. Elle peut être réalisée au niveau des corps vertébraux et de celui des articulations postérieures.

Pourquoi faire une arthrodèse vertébrale ?

L’indication la plus fréquente est un glissement entre deux vertèbres (ce glissement s’appelle « spondylolisthésis ») en raison d’une instabilité entre elles. Ce glissement peut faire courir le risque d’une atteinte de la moelle épinière et/ou des nerfs émergents de la colonne vertébrale.

Une autre indication est celle d’une atteinte du disque intervertébral qui ne permet plus l’articulation harmonieuse entre les deux vertèbres. Cette atteinte peut être source de pincement des nerfs de la colonne vertébrale (nerfs rachidiens) et de douleurs.

Enfin, l’arthrodèse peut parfois être nécessaire après une opération antérieure insuffisante sur la colonne vertébrale.

Comment se passe l’intervention ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et nécessite donc une consultation préalable d’anesthésie pour connaître les médicaments pris (anticoagulants, en particulier) et les allergies potentielles. Elle consiste à mettre en place, presque systématiquement, un matériel métallique (ostéosynthèse) au niveau des apophyses vertébrales et/ou des corps vertébraux. Ce matériel comporte des vis, des plaques ou des tiges métalliques.

De plus en plus, ce matériel de fixation permet de se passer d’un corset de plâtre. Toutefois, il n’empêche pas, dans certaines situations, de recourir à un maintien complémentaire par un corset en plastique thermoformé. La fusion peut commencer dès lors que les vertèbres sont immobilisées par le matériel métallique. Cependant, elle est plus rapide et de meilleure qualité si une greffe osseuse est réalisée en même temps, avec un greffon osseux prélevé sur le patient lui-même (souvent au niveau du bassin).

Et après l’opération ?

Une surveillance par des anesthésistes est nécessaire pendant quelques jours, en particulier pour calmer les douleurs qui peuvent être importantes (dérivés de morphine ou pompe à morphine). Un drain est inséré dans la région opérée, pour évacuer un éventuel hématome (collection de sang). Le plus souvent, il est retiré au bout du troisième ou quatrième jour, en fonction de la quantité de sang et de liquides retirée. Les ballonnements et la constipation fréquents, en lien avec l’anesthésie, seront corrigés par une modification du régime et des médicaments.

Dans les 24 premières heures, il est parfois impossible d’uriner, et une sonde urinaire provisoire sera alors posée. Enfin, le premier lever aura lieu le lendemain de l’intervention, avec l’aide de kinésithérapeutes. Il faut signaler toute sensation de paralysie ou de perte de sensibilité de la région fessière, anale ou des organes génitaux.

Que se passe-t-il après l’hospitalisation ?

L’hospitalisation dure moins d’une semaine, sauf complications. Au retour à la maison, il faut privilégier une position assise haute (bord du lit, chaise haute ou tabouret de bar), afin de diminuer les douleurs postopératoires et les contraintes sur la colonne opérée.

Un corset lombaire sur mesure, dont la durée du port est variable, sera le plus souvent prescrit pour permettre une immobilisation postopératoire de la colonne vertébrale. Parfois, le chirurgien propose une rééducation précoce. La meilleure rééducation reste la marche à pied. Les voyages en voiture sont déconseillés pendant quatre semaines.

La reprise du travail est à prévoir à partir du 4e ou 5e mois. En cas d’impossibilité de reprendre son activité (travailleur de force), un reclassement professionnel peut être envisagé avec votre médecin du travail.

Quels sont les risques engendrés par l’arthrodèse vertébrale?

 

Ils sont les mêmes que pour toute intervention chirurgicale : risques liés à l’anesthésie, survenue d’une phlébite d’un membre inférieur compliquée d’une embolie pulmonaire due à l’immobilisation… Le risque de paralysie est rarissime.