La chirurgie orthopédique est une discipline chirurgicale appliquée aux os et articulations des membres et du bassin. 

Le spécialiste de cette discipline est le chirurgien orthopédiste.

Les principales pathologies concernées par la chirurgie orthopédique sont :


a) soit d’origine traumatique : 

  • les fractures ;
  • les luxations (par exemple, luxation de l’épaule) ;
  • les entorses (par exemple, entorse de la cheville) ;
  • les ruptures de tendons (par exemple, rupture du tendon d’Achille) ;

b) soit d’origine non traumatique : 

  • arthrose (par exemple, arthrose de la hanche ou du genou) ;
  • tumeurs (tumeur osseuse) ;
  • déviations des articulations (genu valgum, hallux valgus)
  • compression nerveuse (canal carpien) et rétractions tendineuses (maladie de Dupuytren).

 

N.B. : la chirurgie des vertèbres est réalisée, selon les cas, par le chirurgien orthopédiste ou par le neurochirurgien.

Vertébroplastie

Je vais avoir une vertébroplastie

La vertébroplastie est une technique interventionnelle qui consiste à injecter dans une vertèbre une résine qui se transforme en ciment, pour la consolider.

Pourquoi faire une vertébroplastie ?

La vertébroplastie est surtout indiquée en cas de fracture vertébrale, quand la douleur ne peut pas être soulagée par les traitements médicamenteux habituels. Parfois, elle est également utilisée dans le cadre d’une tumeur ou d’une métastase vertébrale, d’une tumeur vasculaire (angiome) ou d’une fracture vertébrale (tassement) liée à l’ostéoporose (qui nécessite par ailleurs d’être traitée).

Comment se déroule l’intervention ?

Une brève hospitalisation est nécessaire pour le traitement lui-même, mais aussi pour attendre la consolidation de la résine. Habituellement, le patient est placé sur le ventre et ne doit pas bouger durant l’intervention. Une anesthésie locale profonde est réalisée avant le traitement et, si plusieurs localisations doivent être traitées, une anesthésie générale sera pratiquée. La peau est désinfectée. Ensuite, l’aiguille est introduite dans la vertèbre pour y injecter la résine et la remplir sous contrôle radioscopique. Parfois, un ballonnet est inséré au sein de la vertèbre et gonflé pour créer une petite cavité (et/ou réduire la déformation due au tassement) dans laquelle sera injectée la résine ou du ciment osseux biologique (vertébroplastie par ballonnet). Cette résine ou ce ciment durcissent rapidement (en 8 à 10 minutes), mais il faudra attendre 12 heures avant que la consolidation soit complète, et que le patient puisse se remettre debout et charger la zone traitée.

Et après l’intervention ?

Dans la plupart des cas (98 %), la douleur liée à la fracture s’estompe dans les jours suivants. Parfois, il apparaît des douleurs au niveau de l’endroit opéré : elles seront contrôlées par des traitements contre la douleur (antalgiques). Puis, une surveillance comprenant des radiographies est nécessaire pour s’assurer de la bonne évolution de la vertèbre traitée et de l’absence d’éventuelles complications.

Quelles sont les complications éventuelles ?

Elles sont rares. Une infection ou l’apparition d’un hématome sur le site de l’intervention sont possibles. L’infection sera traitée par antibiotiques et l’hématome va, le plus souvent, se résorber.

 

Il arrive qu’une fuite du ciment hors de l’os, par de petites fissures, se produise (dans 1 à 5 % des cas) et cause des problèmes lorsqu’elle se situe au voisinage de structures nerveuses (moelle épinière, nerfs rachidiens). En cas d’écoulement massif, il peut être nécessaire de recourir à une injection de produit anesthésique ou à une intervention chirurgicale pour éviter une compression nerveuse. Enfin, il existe un risque de nouvelle fracture de la vertèbre traitée ou de fracture des vertèbres proches de la vertèbre traitée.

Arthrodèse vertébrale

Je vais avoir une arthrodèse vertébrale

L’arthrodèse consiste à « souder » entre elles plusieurs vertèbres, grâce à du matériel métallique (vis, plaques, tiges), de façon à ce qu’elles ne puissent plus bouger les unes par rapport aux autres.

 Qu’est-ce que l’arthrodèse vertébrale ?

Une vertèbre possède un corps vertébral qui s’articule par un disque intervertébral avec la vertèbre au-dessus d’elle. En arrière de ce corps vertébral, se situent deux autres petites articulations dites « articulations postérieures » ou « articulations facettaires ».

L’arthrodèse vertébrale consiste à réaliser une fusion entre deux vertèbres. Elle peut être réalisée au niveau des corps vertébraux et de celui des articulations postérieures.

Pourquoi faire une arthrodèse vertébrale ?

L’indication la plus fréquente est un glissement entre deux vertèbres (ce glissement s’appelle « spondylolisthésis ») en raison d’une instabilité entre elles. Ce glissement peut faire courir le risque d’une atteinte de la moelle épinière et/ou des nerfs émergents de la colonne vertébrale.

Une autre indication est celle d’une atteinte du disque intervertébral qui ne permet plus l’articulation harmonieuse entre les deux vertèbres. Cette atteinte peut être source de pincement des nerfs de la colonne vertébrale (nerfs rachidiens) et de douleurs.

Enfin, l’arthrodèse peut parfois être nécessaire après une opération antérieure insuffisante sur la colonne vertébrale.

Comment se passe l’intervention ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et nécessite donc une consultation préalable d’anesthésie pour connaître les médicaments pris (anticoagulants, en particulier) et les allergies potentielles. Elle consiste à mettre en place, presque systématiquement, un matériel métallique (ostéosynthèse) au niveau des apophyses vertébrales et/ou des corps vertébraux. Ce matériel comporte des vis, des plaques ou des tiges métalliques.

De plus en plus, ce matériel de fixation permet de se passer d’un corset de plâtre. Toutefois, il n’empêche pas, dans certaines situations, de recourir à un maintien complémentaire par un corset en plastique thermoformé. La fusion peut commencer dès lors que les vertèbres sont immobilisées par le matériel métallique. Cependant, elle est plus rapide et de meilleure qualité si une greffe osseuse est réalisée en même temps, avec un greffon osseux prélevé sur le patient lui-même (souvent au niveau du bassin).

Et après l’opération ?

Une surveillance par des anesthésistes est nécessaire pendant quelques jours, en particulier pour calmer les douleurs qui peuvent être importantes (dérivés de morphine ou pompe à morphine). Un drain est inséré dans la région opérée, pour évacuer un éventuel hématome (collection de sang). Le plus souvent, il est retiré au bout du troisième ou quatrième jour, en fonction de la quantité de sang et de liquides retirée. Les ballonnements et la constipation fréquents, en lien avec l’anesthésie, seront corrigés par une modification du régime et des médicaments.

Dans les 24 premières heures, il est parfois impossible d’uriner, et une sonde urinaire provisoire sera alors posée. Enfin, le premier lever aura lieu le lendemain de l’intervention, avec l’aide de kinésithérapeutes. Il faut signaler toute sensation de paralysie ou de perte de sensibilité de la région fessière, anale ou des organes génitaux.

Que se passe-t-il après l’hospitalisation ?

L’hospitalisation dure moins d’une semaine, sauf complications. Au retour à la maison, il faut privilégier une position assise haute (bord du lit, chaise haute ou tabouret de bar), afin de diminuer les douleurs postopératoires et les contraintes sur la colonne opérée.

Un corset lombaire sur mesure, dont la durée du port est variable, sera le plus souvent prescrit pour permettre une immobilisation postopératoire de la colonne vertébrale. Parfois, le chirurgien propose une rééducation précoce. La meilleure rééducation reste la marche à pied. Les voyages en voiture sont déconseillés pendant quatre semaines.

La reprise du travail est à prévoir à partir du 4e ou 5e mois. En cas d’impossibilité de reprendre son activité (travailleur de force), un reclassement professionnel peut être envisagé avec votre médecin du travail.

Quels sont les risques engendrés par l’arthrodèse vertébrale?

 

Ils sont les mêmes que pour toute intervention chirurgicale : risques liés à l’anesthésie, survenue d’une phlébite d’un membre inférieur compliquée d’une embolie pulmonaire due à l’immobilisation… Le risque de paralysie est rarissime.

La chirurgie plastique

La chirurgie plastique regroupe la totalité des interventions qui modifient, réparent ou embellissent la peau et les tissus mous non viscéraux, ainsi que le squelette cranio-facial.

 

La chirurgie reconstructrice

 

La chirurgie reconstructrice va réparer un défaut (ex. : malformations congénitales, séquelles de brûlures, de traumatismes ou encore de chirurgie lourde après un cancer) pour obtenir le résultat le plus « normal » possible, fonctionnellement et morphologiquement.