a) Injection

Je vais passer une imagerie avec injection de produit :


Les produits de contraste injectables permettent d’augmenter artificiellement le « contraste » pour améliorer la qualité des images et de mieux visualiser les organes et d’éventuelles lésions.

Qu’est-ce qu’un produit de contraste injectable ?

C’est une substance que l’on injecte (dans une veine, une artère, une articulation, un organe) et qui améliore la visualisation du (des) organe(s) exploré(s) lors d’un examen médical. 
Il existe plusieurs catégories de produits de contraste injectables. Les plus utilisés sont les produits de contraste iodés pour les scanners  (voir fiche) et les produits de contraste gadolinés (à base de gadolinium) employés en IRM  (voir fiche). 
D’autres produits peuvent être injectés par voie veineuse lors d’un examen d’imagerie médicale. Dans le cadre du PET-scan notamment, le produit injecté (le FDG) permet d’identifier les tumeurs et les métastases  (voir la fiche PET-scan).

Quelle est la particularité de ce type de produits ?

• Les produits de contraste iodés (PCI) contiennent de l’iode : c’est ce qui les rend visibles aux rayons X (du scanner, notamment). Ces produits sont injectés le plus souvent par voie veineuse (pose d’un cathéter au niveau d’une veine du bras) : ils sont alors transportés par le sang jusqu’à l’organe à explorer. Plus rarement, ils sont injectés par voie artérielle pour étudier les artères (artériographie) ou les vaisseaux sanguins du cœur (coronarographie) ; dans une articulation (arthrographie) ; directement dans l’utérus par l’intermédiaire d’une petite sonde (hystérosalpingographie) ou dans la vessie (cystographie).
• Les produits de contraste gadolinés (PCG) sont également injectés par voie veineuse (dans une veine du bras), mais ils sont visibles et utilisés en IRM. 
• Les produits de contraste échographiques (utilisés en échographie) sont constitués de microbulles de gaz en suspension dans une solution à base d’eau qui est injectée par voie veineuse. Ils sont totalement éliminés en quelques minutes par la respiration. L’injection est très bien tolérée et n’a aucun effet toxique.

Lors d’une imagerie, quand sont injectés les produits de contraste?

Les PCI, PCG et produits de contraste échographiques peuvent être injectés avant ou pendant l’examen d’imagerie médicale. Le radiologue décide du moment de l’injection selon le type d’imagerie à effectuer et la partie du corps à explorer.

Que vais-je ressentir ?

La sensation et/ou douleur liées à l’injection d’un produit de contraste par voie veineuse est similaire à celle d’une piqûre lors d’une prise de sang. Le fait de ressentir une sensation de chaleur au moment de l’injection du produit de contraste (notamment pour les PCI) est tout à fait normal.

Comment me préparer à une injection de produit ?

Il est indispensable de discuter de votre passé médical avec le médecin avant d’effectuer l’examen (allergies et problèmes rénaux, notamment). Par ailleurs, quand les produits sont injectés dans une veine ou une artère, ils sont éliminés par les reins : il est ainsi recommandé de boire abondamment avant et après l’examen. Dans certaines conditions, il peut vous être demandé de réaliser des tests sanguins avant de passer l’examen afin de vérifier le bon fonctionnement des reins. Enfin, pour un examen avec produit de contraste iodé, si vous êtes diabétique, traité par metformine, le médecin vous demandera d’interrompre ce médicament le jour de l’examen et de le reprendre au bout de 48 heures, après un contrôle sanguin.

Quels sont les risques des produits de contraste ?

1) Les PCI et les PCG présentent deux inconvénients.
• Ils peuvent, tout d’abord, être allergisants. En cas de réaction allergique avérée lors d’un examen antérieur, il vous sera conseillé de consulter un allergologue afin de déterminer, par le biais de tests sur la peau, le (ou les) produit(s) qui ne sont pas tolérés. Le radiologue peut alors, sur la base de ces résultats, prescrire le produit de contraste qui convient. Si le test allergologique n’a pas été effectué, il faut tout de même indiquer au radiologue, au moment de la prise de rendez-vous, la survenue d’une réaction allergique antérieure et, si possible, préciser le PCI ou le PCG en cause. 
• Les PCI et les PCG nécessitent, également, un bon fonctionnement des reins. En cas de risque ou de maladie rénale avérés, le médecin peut proposer de remplacer l’examen radiologique utilisant un produit de contraste par un autre examen sans produit de contraste. Enfin, pour éviter tout risque, il faut espacer – dans la mesure du possible – la réalisation d’examens radiographiques avec injection de PCI (un intervalle de 3 à 4 jours entre chaque examen est raisonnable).

2) Chez la femme enceinte, l’injection de PCG n’est pas recommandée, mais peut être réalisée si le médecin estime que le bénéfice est plus important que les risques potentiels. Les PCI, quant à eux, peuvent être injectés en cas de nécessité absolue (embolie pulmonaire, par exemple). 
Enfin, en cas d’injection de PCI chez une femme allaitante, l’allaitement doit être interrompu pendant 48 heures (l’iode passe dans le lait et peut agir sur la thyroïde du bébé).

b) IRM

Je vais passer une IRM


L’IRM est l’une des techniques d’imagerie médicale les plus récentes permettant d’étudier de nombreux organes sans utiliser les rayons X. Les images sont obtenues à l’aide d’un champ magnétique très puissant, d’ondes de radiofréquence et d’un système informatique complexe.

Qu’est-ce que l’IRM ?

IRM signifie imagerie par résonance magnétique. Cet examen médical utilise, en effet, un champ magnétique (l’appareil comporte un gros aimant) ainsi que des ondes de radiofréquence (comme celles des téléphones portables) pour faire vibrer les nombreux atomes d’hydrogène composant les tissus de notre organisme. 

Que trouve-t-on dans la salle d’examen d’une IRM ?

La machine d’IRM se compose principalement d’une sorte de tunnel formé d’un aimant à l’intérieur duquel coulisse une table d’examen.
Le radiologue (ou le manipulateur en radiologie) est placé derrière une vitre ; il communique avec le patient grâce à un micro. Il suit l’examen devant des écrans d’ordinateurs qui traitent les données et permettent de visualiser les images. 

Pourquoi m’a-t-on prescrit une IRM ?

Les différentes techniques d’imagerie médicale dont on dispose ont chacune leurs avantages. Certains tissus, organes ou lésions ne sont visibles que par le biais de l’IRM. Cette dernière est l’examen de référence pour les pathologies neurologiques intracrâniennes (accident vasculaire, tumeurs, malformations, sclérose en plaques, maladies dégénératives du cerveau) ou de la moelle épinière. L’IRM permet également une très bonne analyse de l’ensemble des organes qui composent le système musculo-squelettique (colonne vertébrale, muscles, tendons, ligaments, articulations…). C’est aussi un examen de choix pour les maladies du cœur.

Comment se préparer à une IRM ?

Aucune préparation spécifique n’est nécessaire. Avant de vous faire une IRM, le radiologue va toutefois s’enquérir de vos antécédents médicaux car l’IRM est contre-indiquée si vous êtes porteur d’une pile cardiaque (stimulateur cardiaque ou pacemaker), d’une valve cardiaque ou de tout élément contenant du métal. Réaliser une IRM malgré la présence de ces éléments pourrait être très dangereux. 
L’IRM se comporte comme un aimant géant vis-à-vis des objets contenant certains métaux. Il faut donc enlever les bijoux ou tout autre objet métallique (bouton, agrafe, barrette...) avant l’examen. 

Comment se déroule une IRM ?

Pendant l’IRM, Vvous êtes allongé sur la table d’examen, généralement sur le dos. Une antenne est placée au niveau de l’organe à visualiser, puis vous êtes introduit dans l’appareil (semblable à un tunnel). Au cours de l’examen, un produit de contraste est parfois injecté dans une veine du bras pour améliorer la qualité des images : ce geste n’est pas plus douloureux qu’une prise de sang. Il faut rester allongé, à l’intérieur de l’appareil, durant toute la durée de l’examen, ce qui peut engendrer un sentiment de malaise (claustrophobie). Ce sentiment est bien connu des radiologues : ils sont à votre écoute tout au long de l’examen et disposent de moyens pour atténuer la claustrophobie si besoin (tels que la prescription d’anxiolytiques). 
L’examen est également bruyant : le bruit est similaire à celui du moteur d’un bateau ou d’un tam-tam. Pour réduire ce bruit, l’équipe médicale peut fournir des bouchons d’oreille avant l’examen. Une IRM dure, en général, de 20 à 30 minutes au cours desquelles il est demandé de rester immobile. Si nécessaire (malaise du patient, claustrophobie trop importante), les radiologues peuvent intervenir ou interrompre l’examen à tout moment. Il vous sera remis une sonnette et vous pourrez à tout moment communiquer avec les techniciens en radiologie présents dans la salle.

Quelles sont les complications ?

L’IRM est un examen indolore, non irradiant (il n’utilise pas de rayons X). De rares allergies au produit de contraste peuvent se manifester. Des complications majeures peuvent toutefois survenir si les contre-indications ne sont pas respectées.

c) Petscan

Je vais passer un PET-scan :


Le PET-scan est une technique d’imagerie qui s’intéresse davantage au fonctionnement d’un organe qu’à sa structure. Il permet de visualiser les tumeurs et les métastases (propagation à d’autres parties du corps d’un cancer initial), même lorsqu’elles sont de très petite taille.

Qu’est-ce qu’un PET-scan ?

Les lettres PET sont les initiales anglaises de TEP en français, ce qui signifie tomographie par émission de positrons.
Le PET-scan repose, dans un premier temps, sur l’injection (dans une veine) d’un produit légèrement radioactif qui diffuse dans le corps et se fixe sur les tumeurs (et/ou métastases).
Le produit le plus fréquemment utilisé est le FDG : une sorte de sucre fluoré (glucose radioactif) dont la durée de vie dans l’organisme n’excède pas deux heures (le risque d’irradiation pour le patient est donc négligeable).
Pour fonctionner normalement, les cellules ont besoin de glucose. Or, les cellules cancéreuses ont généralement une activité plus importante que les cellules saines : elles ont donc besoin de plus d’énergie (c’est-à-dire de plus de glucose). Après injection de glucose radioactif, l’analyse par scanner permet d’identifier précisément les zones dans lesquelles ce glucose est plus concentré. Ces zones correspondent à la (aux) tumeur(s) et/ou à ses (leurs) extensions. Elles peuvent aussi correspondre à des anomalies bénignes telles que des infections (également avides en glucose).

Pourquoi m’a-t-on prescrit un PET-scan  cet examen ?

Le PET-scan sert à détecter une tumeur cancéreuse et/ou des métastases et à surveiller leur évolution. Il permet de faire une cartographie de leur localisation dans tout le corps, grâce à leur activité métabolique (c’est-à-dire en étudiant leur consommation de glucose après injection du produit radioactif).
Le PET-scan est aussi utile pour faire la différence entre une masse bénigne (non cancéreuse) et une tumeur cancéreuse. Dans de plus rares cas, le PET-scan peut être étudié pour d’autres indications, notamment la recherche d’infections.

Comment se déroule un PET-scan ?

L’examen dure entre 20 et 90 minutes. Il est précédé d’une période de repos (une à deux heures) durant laquelle le produit radioactif injecté (par le biais d’une simple piqûre dans le bras) doit diffuser dans l’organisme et se fixer sur les masses anormalement actives (grandes consommatrices de glucose) : c’est-à-dire sur les tumeurs cancéreuses et/ou les métastases.
Le patient – allongé sur une table d’examen – passe, ensuite, à l’intérieur d’une machine ressemblant à un tunnel. Ce dernier contient une série de capteurs sensibles au rayonnement radioactif du produit injecté. Enfin, dernière étape, sur la base des données enregistrées, de puissants ordinateurs reconstruisent les images finales : ce qui permet de voir s’il existe des tumeurs cancéreuses ou non.

Comment se préparer à l’examen ?

Il est recommandé de boire beaucoup d’eau avant et après l’examen pour éliminer rapidement le produit radioactif de l’organisme. Le risque lié à la dose d’irradiation à laquelle expose le PET-scan est très limité et largement compensé par le bénéfice que peut apporter un tel examen.

d) Scanner

Je vais passer un scanner

Simple et précis, le scanner associe rayons X et systèmes informatiques performants pour l’obtention d’images en trois dimensions de nombreux organes du corps humain.

Qu’est-ce qu’un scanner ?

Le scanner (également appelé tomodensitométrie) est un examen qui explore la plupart des organes (cerveau, cœur, poumon, artères, foie, vésicule biliaire...) de façon précise, même au travers des os. En combinant des rayons X (comme la radiographie) à des supports informatiques puissants, il permet de réaliser des images du corps en coupes (ou « en tranches ») très fines. Une fois reconstruites par le biais d’un ordinateur, ces images permettent de visualiser les différents organes en trois dimensions.

 

Que trouve-t-on dans la salle d’examen ?

Le scanner se présente comme un anneau (environ 2 m de diamètre) sous lequel coulisse une table d’examen où le patient est allongé. À l’intérieur de cet anneau se trouve un tube à rayons X qui tourne autour du patient pendant toute la durée de l’examen. 
Quant au radiologue – ou au manipulateur en radiologie –, il est séparé de la pièce principale (où se trouvent l’anneau et la table d’examen) par une vitre plombée. Il regarde dans la pièce par une fenêtre et peut entrer en contact avec le patient grâce à des haut-parleurs. Il suit l’examen sur des écrans d’ordinateur qui traitent les données et permettent de visualiser les images. Pour certains examens (biopsie ou ponction guidée par scanner), le radiologue (ou le chirurgien) est présent dans la salle auprès du patient. Il réalise le geste en cours d’examen.

 

Pourquoi m’a-t-on prescrit un scanner ?

Le scanner permet d’étudier les anomalies des organes qui ne sont pas visibles sur des radiographies classiques ou à l’échographie. Il sert à :
– mettre en évidence des signes de maladie (infections, hémorragies, tumeurs, kystes, fractures...) ; 
– étudier l’anatomie du patient (par exemple, le trajet des vaisseaux) ;
– guider des biopsies (prélèvements d’une très petite partie d’un organe) et des prélèvements de liquide (potentiellement infecté) dans les organes. 
Avant une opération, le chirurgien peut également prescrire un scanner pour l’aider à guider son geste opératoire de façon précise. 
Le scanner est, en outre, l’examen de référence chez les personnes qui souffrent de traumatisme crânien ou chez les personnes victimes d’un accident avec plusieurs lésions vitales (polytraumatisés). 
C’est aussi l’examen habituel pour le bilan et le suivi des traitements de nombreux cancers. 
Les progrès techniques constants permettent de nouvelles utilisations du scanner : examen du côlon en trois dimensions (appelé « coloscopie virtuelle »), scanner des artères du cœur, aide au drainage d’abcès…

 

Comment se préparer à un scanner ?

Le plus souvent, le scanner ne nécessite pas de préparation spécifique. Le médecin prescrit parfois un produit de contraste à base d’iode qui doit être injecté dans une veine du bras pour mieux visualiser certaines structures anatomiques ou lésions. Dans ce cas, il est indispensable d’informer le médecin d’éventuelles réactions allergiques lors de précédents examens avec injection de produits de contraste iodés.
Après l’examen, il faut boire raisonnablement pour éliminer totalement le produit de contraste. 
Dans certains cas (diabète, âge…), il pourra également vous être demandé de faire un examen sanguin avant l’injection pour vérifier le bon fonctionnement des reins.

 

Comment le scanner se déroule-t-il ?

Vous êtes allongé sur une table d’examen qui se déplace lentement à l’intérieur d’un anneau ressemblant à un petit tunnel de quelques dizaines de centimètres de long. Vous passez, ensuite, plusieurs fois dans ce « tunnel » pendant la durée du scanner (chaque passage dure quelques secondes, pour une durée totale de l’examen de quelques minutes).
Lorsqu’un produit de contraste à base d’iode doit être injecté, une infirmière pose une perfusion (avant l’examen) dans une veine du bras : le produit est injecté rapidement au cours de l’examen. Le fait de ressentir une chaleur au moment de l’injection est tout à fait normal.
Pendant le scanner, il ne faut pas bouger. Il faut également bloquer la respiration lorsque cela vous est demandé.

 

Des complications sont-elles possible ?

 

En dehors des allergies au produit de contraste iodé (le plus souvent sans gravité), il n’existe pas de complications. Les problèmes liés à l’irradiation (rayons X) sont toujours pris en compte par le radiologue de façon à minimiser tout risque.